Le 06/11/2014 Marché de l'assurance

A la faveur des nouvelles mandatures, les collectivités territoriales investissent de plus en plus dans la gestion des risques.

Depuis plusieurs mois, communes, départements et autres collectivités territoriales s'engagent de manière accrue dans la gestion des risques avec une plus grande prise de conscience et implication des responsables locaux. C'est ce que montre la deuxième édition du baromètre de la gestion globale des risques au sein des collectivités, réalisé par le cabinet Arengi, en partenariat avec l'Association des directeurs généraux des grandes collectivités et l'Amrae.

« Les nouvelles mandatures sont un moment propice pour mettre en place ou renforcer les projets de gestion des risques », explique Yannis Wendling, directeur de l'audit, du contrôle interne de la gestion des risques à la direction générale des services départementaux de Seine-Saint-Denis. « C'est un enjeu de management fort, car nous sommes dans un contexte où les budgets se tendent et où l'exécutif n'a pas forcément les approches et les outils pour pérenniser ce qui a déjà été fait. »

Outre le renforcement des dispositifs, d'autres tendances significatives se dégagent de ce baromètre. Notamment, la montée en puissance des directions générales des services (DGS) dans le pilotage des dispositifs de gestion des risques : 46 % des DGS sont concernées en 2014.

Surtout, le baromètre montre que la pratique de cartographie des risques se généralise : 89 % des collectivités interrogées ont un projet de cartographie achevé, en cours ou en projet, contre 66 % l'an passé. Celles n'envisageant pas ce type de démarche sont désormais minoritaires : 21 % des communes et 7 % des départements se trouvent actuellement dans cette situation.

L'étude met également en exergue la coexistence de trois modèles en matière de gestion des risques.

Des villes comme Bordeaux ou la Communauté d'agglomération Orléans Val de Loire font figure de " décentralisateurs ", avec des approches traditionnelles qui reposent principalement sur un pilotage par métier. Autre organisation, celle des "catalyseurs" : « Des collectivités qui n'ont pas initié un travail d'inventaire et d'évaluation des risques à l'échelle de toute leur organisation, mais qui s'attachent à insuffler et à mettre en œuvre une dynamique " risques " dans leur pilotage stratégique », précise l'étude. Enfin, le modèle des " bâtisseurs " englobe les collectivités qui mettent en place des démarches de cartographie, puis de traitement des risques par plans d'actions.

« Nous avons un plan d'investissement de 723 M€ sur quatre ans dans les collèges. Avoir une vision transverse de l'ensemble des risques est primordiale », précise Yannis Wendling, avant de conclure : « Nous échangeons beaucoup avec d'autres collectivités. Nous capitalisons sur l'expérience de chacun et partageons technologies et méthodes. »

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